Interview de Cécile de Gallina’Cé

Ça vous dirait d’en savoir plus sur les locataires et les bénévoles de la Ferme de la Vergne ? Chaque mois, vous pourrez retrouver une interview de l’un d’entre eux! Pour ouvrir cette rubrique, nous commençons par l’interview de Cécile de Gallina’Cé, notre éleveuse de poules pondeuses et volailles de chair afin de vous partager son parcours et ce qui l’a poussé à s’investir dans le projet de la Ferme de la Vergne.

Cécile, quel est ton parcours ?

Après un BTS tourisme j’’ai travaillé dans le tourisme au sein de différentes structures de la Vendée : j’ai été guide au Potager Extraordinaire, guide au Moulin de Saint Révérend, salariée au sein d‘un office de tourisme ou encore guide conteuse à la Maison de la Vie Rurale de la Flocellière. J’ai toujours travaillé dans des activités en lien avec l’environnement et/ou le patrimoine. J’ai eu également l’occasion de voyager (Écosse, Irlande…). Pour moi, voyager invite à l’ouverture d’esprit et à la tolérance.

En 2011, j’ai passé mon BPREA (Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole) souhaitant donner du sens à mon travail. Mon projet d’installation a évolué au fil des années et des rencontres au sein de différents réseaux (Associations pour le développement de l’emploi agricole et rural, Confédération Paysanne, CIAP…) et c’est au mois de février que je me suis installée sur la Ferme de la Vergne.

D’où te vient cette envie d’être agricultrice ?

Tout d’abord mes origines familiales en sont pour beaucoup. Mon papa produit du lait bio depuis 1995. Par ailleurs, après mes expériences dans le tourisme et quelques boulots plus alimentaires, j’avais très envie de donner du sens à ma vie professionnelle de faire quelque chose à mon échelle pour préserver notre belle planète. Aussi, le projet de préserver un « bout de terre en bio » en produisant des produits de base (tels que les œufs et des poulets) a peu à peu germé. Le métier d’agricultrice est un métier concret et très complet. Il nécessite d’être créatif, permet de faire des choses de ses mains (avec un certain côté méditatif). J’aime aussi le contact humain et vendre en direct permet d’échanger avec les clients.

Pourquoi as-tu choisi de te lancer au sein de La Ferme de la Vergne ?

Je crois que je ne me serais pas installée tout de suite s’il n’y avait pas eu le projet de la Ferme de la Vergne. Christophe, administrateur de la CIAP et aujourd’hui également maraîcher sur la Ferme de la Vergne m’a contactée en février 2016 pour me parler du projet de reprise qui était en train de se monter. Après plusieurs échanges avec lui et des rencontres avec les membres fondateurs, j’ai été séduite par le projet : construire un lieu atypique permettant d’expérimenter autour de l’Économie Sociale et Solidaire, de croiser des activités agricoles avec des activités tertiaires, un lieu porté par un collectif partageant les mêmes valeurs et l’impératif de changement. Tout est à inventer et c’est stimulant !

Peux tu nous décrire ton exploitation ? A quoi ressemble ta journée type ?

Mon exploitation comprend 200 poules pondeuses et 300 poulets. J’ai aussi 40 poules de Marans qui pondront dans quelques mois. Au total, je ramasse 170 œufs/jour.

Les journées sont riches et ne se ressemblent pas. Je commence par faire le tour de mes animaux pour vérifier que tout va bien et apporter la nourriture (30kg par jour). L’observation du plumage mais aussi des fientes permet notamment de s’assurer de la bonne santé des poules et poulets. Aujourd’hui j’achète l’aliment à une société spécialisée mais à terme je voudrais pouvoir me fournir auprès de producteurs locaux et fabriquer moi-même l’aliment. Pour complémenter la ration, je récupère les salades du maraîcher qui ne sont pas vendables : à la Ferme de la Vergne il n’y a pas de déchets ! Le mardi matin je fais les livraisons aux revendeurs, le vendredi après midi je vends au magasin, j’ai aussi des formations au sein de la CIAP, bref je ne m’ennuie pas !

J’ai beaucoup appris depuis que je me suis installée : j’apprends à bricoler, à trouver la bonne ressource mais aussi à relativiser. Je suis également aidée par mon entourage et les bénévoles de la Ferme, j’ai de la chance !

Aujourd’hui, je suis contente du développement puisque j’ai trouvé l’ensemble de mes clients pour les œufs tout en restant dans un rayon de 12 km : je suis heureuse de vendre tout en local ! Il me reste à trouver tous mes clients pour mes poulets puisque je vais en avoir 300 tous les 3 mois.

Infos réservation poulet : Commandez dès maintenant vos poulets prêts à cuire auprès de Cécile Contact : 06 22 32 35 66 gallinace85000@gmail.com