Interview d’Adélaïde, productrice de petits fruits et fruits

Nous accueillons une nouvelle agricultrice à la Ferme de la Vergne! Adélaïde s’installe pour produire petits fruits, rhubarbe et pommes. Nous retrouverons ses produits dès le Printemps 2018.

Adélaïde, quel est ton parcours ? D’où te vient cette envie d’être arboricultrice?

J’ai passé mon BPREA (Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole) au CFPPA du Lycée Nature, il y a 10 ans. J’ai tout de suite su que je voudrai m’installer mais je souhaitais d’abord acquérir de l’expérience. Aussi, j’ai travaillé au sein de différentes fermes maraîchères puis en 2014, je découvre l’arboriculture bio et la culture de petits fruits. La culture de petits fruits nécessite de la minutie, de la précaution et de la rigueur pour sélectionner, récolter et présenter les fruits et cela correspond bien à mon caractère! Par ailleurs, travailler au rythme de la nature est épanouissant, la saisonnalité (saison très chargée de mars à septembre) associée permet aussi d’organiser son temps librement.

Pourquoi as-tu choisi de te lancer au sein de La Ferme de la Vergne ?

Tout d’abord, j’étais cliente du magasin avant le rachat par la SCIC La Vergne. Puis j’ai assisté aux installations de Cécile, Christophe et Yves Patrick. Au Printemps, j’ai donné des coups de main sur la Ferme ce qui m’a permis de m’imprégner des lieux, de découvrir les personnes qui gravitent autour de ce projet atypique. L’élément moteur de mon installation est indéniablement la dimension collective du projet. D’ailleurs certains bénévoles m’aident à la structuration de mon projet.

Peuxtu nous décrire ta future activité ?

Je vais planter différents petits fruits : fraises, framboises, myrtilles, cassis, groseilles, mûres mais aussi de la rhubarbe. Je vais également entretenir le verger de la Ferme de la Vergne. Je souhaite développer de la vente directe et mettre en place de la cueillette libre. J’ai également des pistes avec un pâtissier. La transformation m’attire aussi : confitures, sorbets, fruits séchés… Côté pratiques culturales, je veux travailler les interactions entre les plantes par exemple en plantant les framboisiers en dessous des pommiers. C’est une installation progressive puisque pour les groseilliers, les cassissiers ou encore les myrtilliers, les premières récoltes ont lieu 2 à 5 ans après la plantation. Or à ce jour, je n’ai pas la trésorerie nécessaire pour acheter tous les plants. Pour le moment, je travaille à mi-temps pour Christophe et installe progressivement mon activité. En septembre, j’ai planté les « fraisiers de printemps ». Ainsi dès le mois d’avril, vous pourrez déguster mes fraises !